La piste aux espoirs

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Une masque ne pourra pas changer le monde – rendre tout le monde heureux, enrayer l’exclusion, déraciner la logique du profit qui empoisonne le genre humain, remettre la balle dans le canon, stopper la haine qui camoufle la peur vertigineuse de vivre libre. Non, face à ce Goliath, cette forme artistique, avec sa petite fronde, semble bien dérisoire.

On propose de voir les choses dans l’autre sens. Et si, justement, dans l’intimité de nos cœurs, celle permettait de cimenter nos bases, d’équiper nos consciences, de ne pas se sentir seuls, de faire groupe non pas pour détruire ou souffrir, mais pour construire, rencontrer, parler, écouter, rire, pleurer se disputer avec joie, ne pas être d’accord, aimer ? Et si l’art, en général, nous permettait de vivre enfin ?

Loin des notions de commerce ou de consommation, on sent qu’une nouvelle conscience est agissant un peu partout sur terre. Elle œuvre à différents niveaux : environnement, agriculture, échange des savoirs, entreprise coopérative. Elle n’est pas toujours sûre d’elle-même, ni de ses modèles, mais elle est convaincue d’une chose : Ne pas abandonner ses rêves à d’autres qui en décideraient pour leur bénéfice. En toute forme de l’art, de tels mouvements existent. Il suffit d’aller à la rencontre des quelques « bâtisseurs» pour qui l’art est le levier vers une plus grand cohésion entre les habitants tout en créant du lien, au sens propre.

De tout évidence, le patchwork culturel que nos villes forment souligne plus volontiers les frottements que l’incroyable richesse. Et ça se construit, ne s’achète pas…

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